Martina Cole : Deux femmes

Deux femmes

Martina Cole

Sélection du Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : mai

Depuis le début de cette sélection, je m’interroge sur la définition qu’a Le Livre de Poche du mot “Policier” ou encore du mot “Thriller”.
Est-ce qu’à partir du moment où un meurtre a été commis on peut classifier le roman dans la catégorie des policiers ? Personnellement j’en doute.
Sur le blog de Thriller mania, Natalie Beunat donne ci-dessous sa version du thriller qui correspond tout à fait à la mienne :

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Sa définition est vraiment éloignée de Deux femmes, roman estampillé thriller que la couverture laisse entendre. Même la photo de cette femme, (qui se cache ou qui guette quelqu’un), n’a rien à voir avec l’atmosphère du livre.

N’en demeure pas moins que ce Deux femmes de Martina Cole est un bon roman sur les violences faites aux femmes et sur la misère des banlieues londoniennes.

Le rideau se lève sur l’incarcération de Susan. Elle se retrouve en cellule avec une autre femme qui, comme elle, a tué son mari. Susan se replonge dans son passé. Enfance et adolescence ponctuées par la misère, la violence, l’alcool, les coups et surtout les viols commis par son père.

En voulant sortir de cet enfer et fuir sa famille, Susan reproduira les mêmes schéma avec son époux Barry. L’alcool, la haine, le dégout se sont invités dans son nouveau foyer. Rien ne peut arrêter les coups que porte un homme ivre sur sa femme ou son enfant…même pas la police qui vient parfois mettre en cellule de dégrisement pour la nuit celui qui a trop bu. Le lendemain, l’homme est relâché et tout peut recommencer.

Dans la deuxième partie du roman, on retrouve Susan dans sa cellule. Elle a changé. S’en est fini de la femme soumise. Elle est prête à en découdre avec quiconque lui cherchera des ennuis. Elle compte purger sa peine sereinement. A présent, il faut qu’on la laisse tranquille.

L’écriture de Martina Cole est violente et “urgente”. Les mots tout comme les coups de poings que reçoit Susan sont violents, nous laissent choqués et sans voix. Ce roman aurait vraiment pu être un beau témoignage à la Zola, s’il n’avait pas par moment trop délayé et si, encore une fois, la fin n’avait pas été calquée sur le modère “happy end”.
Flûte et reflûte, on est pas chez Disney ! les derniers chapitres sont en en décalages complets avec tout le roman. Est-ce une volonté éditoriale de terminer ainsi ? Je serai curieuse de savoir si Martina Cole avait proposé à son éditeur un premier jet identique à ce que j’ai lu.

Pour en savoir plus sur Deux femmes, je vous invite à lire la chronique d’Emeraude


Logo-DecitreEnvie de le lire ? Vous le trouverez chez ces différents partenaires…


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Présentation de l’éditeur
Dans l’East End, banlieue sinistrée du sud-est de Londres, le danger et la violence sont l’ordinaire. Susan y joue des seules armes dont elle dispose : l’humour et l’amour infini qu’elle porte à Barry, son mari, le caïd à la gueule d’ange. Mais Barry ne sait pas l’aimer, et la frappe à la moindre contrariété. Un soir, dans un acte désespéré, Susan lui fait éclater le crâne à coups de marteau. Sa seule certitude, c’est d’avoir protégé ses quatre enfants d’un monstre. Eux, au moins, lui auront échappé. On la transfère dans la cellule de Matilda Enderby, meurtrière elle aussi. Les destins de ces deux femmes vont se nouer à jamais. Personne n’aurait pu prédire quelles conséquences aurait leur rencontre…

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Présentation de l’auteur
Véritable phénomène en Grande-Bretagne où elle culmine systématiquement en tété des ventes, Martina Cole vit dans l’Essex et est devenue en quelques livres l’une des reines britanniques du suspense. Ses livres sont traduits en plus de dix-huit langues.

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Blogueuse, lectrice équipée d'un reader depuis plusieurs années. Grande fan de Science Fiction, de thriller, Valérie ne passe pas une journée sans ouvrir un livre. Et quand elle ne lit pas, ce qui est vraiment rare, Valérie adore aller au cinéma (voir des films SF), regarder des séries (principalement SF)...elle travaille aussi mais ça, c'est une autre histoire...

4 Comments on this post

  1. Je me suis fait la même réflexion la dernière fois avec Un pays à l’aube qui est estampillé Thriller par sa maison d’édition mais pour moi, ce livre n’a absolument rien d’un thriller ! Pas facile parfois de faire la distinction…
    Dommage pour la fin, je n’aime pas non plus sentir l’obligation de faire une fin heureuse…

    Restling / Répondre
  2. Thriller Mania propose de bonnes interviewes et je me régale sur ce site !

    Concernant Martina Cole, j’ai du mal avec le style, mais les sujets sont terriblement bien abordés. En ce moment, les anglais raffolent de ces thèmes qui mêlent en vrac sexualité, drogue, chômage, violence. A l’image de la série Shameless, sur un ton en plus désopilant.

    http://www.veoh.com/browse/videos/category/entertainment/watch/v6596974mba6cBb5

    Pierre / Répondre
  3. Et oui Restling pour les films je déteste encore plus les happy end à l’Américaine.

    @Pierre : Comme tu le dis, c’est un régal que de suivre les posts de thriller mania !

    Pour shameless, je ne connais pas du tout ! merci pour le lien je vais aller voir cela de suite

    Val / Répondre

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