Travailler dans l’ombre de l’auteur…le traducteur

Je n’ai encore jamais parlé sur ce blog du travail colossal qu’abattent les traducteurs (trices). Il me paraît difficile d’apprécier une traduction, alors que je n’ai pu, (su serait plus juste), lire l’œuvre dans sa langue d’origine…

Où se situe la frontière entre l’original et le roman traduit ?
Quand un livre est franchement mauvais, que les enchaînements sont lourds, incohérents, les situations improbables, doit-on forcément incriminer l’auteur ou est-ce la patte malheureuse d’une traduction hasardeuse ? Même réflexion pour les livres a succès. Est-ce qu’un traducteur peut sublimer une œuvre ?

En fait, je ne pense pas souvent au traducteur. Il m’arrive de regarder son nom quand j’ai été conquise ou touchée par une écriture. C’est ce qui s’est passé avec le travail de Marie de Prémonville qui a traduit le roman de Robert Goolrick (Une femme simple et honnête) – chronique est prévue pour le 26/08
Toute la qualité de sa traduction réside dans le fait qu’elle a réussit à me faire oublier que je lisais un livre traduit  de l’américain.  J’aurai pu jurer que Une femme simple et honnête avait été écrit en français. C’est sûrement là gage de qualité du travail du traducteur non ? Sa réécriture est magique. Tout y est…la beauté et justesse des mots, le rythme de la phrase. Son écrit est d’une très grande qualité.

Ce travail de réécriture dans une autre langue est un vrai travail d’écrivain.  D’ailleurs en  SF,  certains sont à la fois écrivains et traducteurs (Gérard Klein par exemple).

Je profite donc de mon modeste petit billet pour rendre hommage aujourd’hui à tout ces écrivains de l’ombre et les remercie de me mettre à disposition de nombreux textes merveilleux.

6 Comments on this post

  1. Voila ! Tout est dit ! Sans oublié parfois, le travail de recherche qu’il font pour bien nous replacer dans de contexte (avec de petites notes).

    chris89 / Répondre
  2. Tu as raison, on n’y pense jamais mais en effet, quand la beauté d’une écriture nous touche, le traducteur y est forcément pour beaucoup…

    Restling / Répondre
  3. Les traducteurs… des génies et des artistes méconnus… j’ai pu constater le travail collossal, l’intelligence et la sensibilité que demandait la traduction quand mon frère, étudiant en anglais, a commencé à traduire mes poèmes… du français à l’anglais… c’est énorme… ça lui prend plus de temps pour traduire qu’à moi pour écrire…

    lillithlanoire / Répondre
  4. Intéressant comme retour d’expérience. Effectivement, c’est un vrai travail de « ré »écriture.

    valunivers / Répondre
  5. Eh bien, voilà une journée qui commence merveilleusement!

    Merci à tous pour vos commentaires, et tout particulièrement à Valunivers pour cet article élogieux sur le roman de Robert Goolrick. La traduction est un métier très riche et exaltant… et dans l’ombre, c’est vrai. On franchit un cap quand on admet qu’on ne peut pas tout traduire, et à partir de là, il y a des moments de grâce quand on se sent en harmonie avec l’univers et la langue de l’auteur, c’est le cas pour toutes les grandes traductions, et j’avoue qu’Une Femme simple et honnête est le plus beau roman que j’aie eu à traduire à ce jour. Une vraie merveille, qu’on a surtout envie de préserver et de laisser s’épanouir en se faisant le moins remarquer possible. Si vous me dites que c’est réussi, c’est très gratifiant et ça donne envie de continuer :o)

    A bientôt,

    Marie de Prémonville

    Marie de P. / Répondre
  6. Et bien ma journée a également bien commencé ! Un ami m’a offert Les matins courts. J’ai beaucoup ri…le monde est petit

    valunivers / Répondre

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