Philip K. Dick : Simulacres

mars 9, 2010 - 3:54 No Comments

Simulacres
Auteur : Philip K. Dick
Traduit de l’américain par Christian GUÉRET & Marcel THAON
Éditeur : J’ai Lu J’ai lu (15 septembre 1982) (256 pages)

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Etrange, très étrange société dans laquelle nous plonge Dick avec Simulacres. Publié en 1964, ce livre est une satire sombre où l’auteur révèle une corruption à tous les niveaux de l’état, où rien n’est ce qu’il semble paraître.

C’est un monde où la vérité, est la plus rare des matières premières. « Le Président » est un androïde, un homme de paille. La Première Dame, d’une jeunesse éclatante et éternelle, n’est en fait qu’une actrice, remplacée à chaque génération. On la voit tous les jours à la télévision en train de participer à une nouvelle activité, écoutant un nouveau groupe ou visitant une nouvelle usine. Le peuple est complètement conditionné par ses apparitions quotidiennes et manipulé à fond par des média omniprésent. Vous en conviendrez, ce n’est pas un avenir des plus réjouissants.

L’homme est replié sur lui-même et vit dans la peur de l’autre. Regroupé par statut dans de grands immeubles, on retrouve tout ce qui fait l’essence même d’une société : l’école, la justice, le travail, la culture…

C’est dans cette folle ambiance que nous suivons le destin souvent croisé de nombreux personnages. Les groupes pharmaceutiques surpuissants, ont réussi à mettre à genoux les psys et surtout à rendre illégal leur activité. Tout tourne autour du dernier psychiatre encore en activité.

C’est un roman caustique et bien pessimiste sur un état culte et policé. L’auteur ne laisse entrevoir qu’un bien mince filet de liberté.
C’est aussi l’un des écrits les plus complexe que j’ai eu entre les mains. Il faudra que j’y revienne. Je ne suis pas sûre d’avoir tout cerné en une seule lecture.

3ème roman lu dans le cadre du défi SF 2010

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Présentation de l’éditeur
2040. La Troisième Guerre mondiale a ravagé des zones entières de la planète et en a modifié le climat, les spots publicitaires sont vivants et sèment la zizanie, le Président est un robot, et sa femme ne vieillit pas d’un pouce depuis un siècle… Avec la cohérence implacable de la logique paranoïaque qui le rendit célèbre, Philip K. Dick, maître incontesté de la science-fiction, dépeint un monde où rien ne garantit plus la stabilité de la frontière entre la réalité et l’illusion.

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Présentation de l’auteur
Philip K. Dick est né en 1928 à Chicago qu’il quitte très jeune pour la Californie. Habité par le virus de la science-fiction, il commence à vendre ses premiers récits dès 1952, mais c’est avec Loterie solaire, trois ans plus tard, qu’il captive définitivement l’intérêt du public. Sorte de marginal desperado, de génie visionnaire, c’est dans les années soixante, alors que son état de santé s’aggrave, qu’il écrit pourtant quelques-uns de ses plus beaux romans, comme Ubik ou Le Dieu venu du Centaure. En 1976, Deus Irae met en avant la crise de mysticisme à laquelle Dick a succombé. Mais en 1982, alors que Ridley Scott porte à l’écran son roman Blade Runner, une congestion cérébrale le plonge dans un coma profond dont il ne réchappera pas.

Sonatine Editions : Gagnez des places de ciné et livres Tim Burton

mars 7, 2010 - 4:53 3 Comments

Je suis sortie de sous ma couette pour vous faire part d’un concours super sympathique !

Vous aimeriez bien lire Entretiens avec Tim Burton de Mark Salisbury ? moi aussi ! alors pourquoi pas le gagner ?? Les éditions Sonatine organisent un concours pour nous combler. Je croise les doigts !!!

Cliquez ici pour accéder au concours.
Voici les questions :

Qui a écrit la préface du livre d’entretiens de Tim Burton publié par Sonatine Editions ?

Jack Nicholson
Ewan McGregor
Johnny Deep

Quel critique de cinéma américain sera publié chez Sonatine Editions prochainement ?

Tim Willocks
Bruce Wagner
Pauline Kael

Quel autre acteur américain a publié un livre d’entretiens chez Sonatine Editions ?

Robert De Niro
Al Pacino
George Clooney

De nouvelles opportunités d’édition pour les auteurs de romans sentimentaux

mars 6, 2010 - 10:33 2 Comments

Ce n’est pas du tout ma tasse de thé et je passe mon tour. Je relais quand même l’info pour mes copains amateurs d’écriture. Cela pourrait être rigolo de tenter d’écrire un truc, je ne trouve pas d’autres mots, à l’eau de rose ;-)

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AUTEURS (amateurs ou professionnels) :
Nous vous informons du lancement (en grande distribution : supermarchés/hypermarchés/maisons de la presse) d’une nouvelle gamme de littérature sentimentale en format poche : PASSIONATA (édition à compte d’éditeur)

Les romans sélectionnés bénéficient de mises en place importantes comprises entre 6000 et 10000 exemplaires. Les auteurs sont rémunérés en droits d’auteur.

Plus d’info sur : www.editions-passionata.com

TENTEZ VOTRE CHANCE (en envoyant votre manuscrit ou votre projet directement sur le site) OU INFORMEZ VOTRE ENTOURAGE DE CETTE NOUVELLE OPPORTUNITE D’ETRE EDITE !

LECTEURS.
Vous n’écrivez pas mais appréciez cette littérature : devenez lecteur citoyen et évaluez les romans sentimentaux de la gamme  PASSIONATA . Plus d’info sur le site www.editions-passionnata.com

Thriller Mania : sortie du livre d’Olivier Bocquet

mars 4, 2010 - 8:46 4 Comments

Vous vous souvenez du concours Thriller Mania de 2009 ? Malheureusement, il n’y a pas eu beaucoup de buzz autour de cet évènement et c’est dommage.
Début avril, ce sera reparti pour une nouvelle aventure ! Pour rappel, l’internaute lit 1 à 2 chapitres des différents manuscrits proposés et vote pour son préféré. Les candidats ayant le moins de voix sont éliminés au fur et à mesure et de nouveaux chapitres nous sont dévoilés. C’est palpitant, chaque internaute y allant de son argument pour défendre son « poulain ».

Dès le départ, j’avais repéré le talent d’Olivier Bocquet (Oliviou). Bonne nouvelle, son manuscrit est enfin publié et sortira le 8 avril prochain.

Turpitudes
Auteur : Olivier Bocquet

4è de couverture :
Décembre 2003. Fontainebleau fait la Une des journaux à trois reprises : un meurtre particulièrement barbare trouble la quiétude des habitants ; une émeute sanglante secoue la ville ; et, pour la première fois en France depuis le XIXe siècle, une épidémie de dysenterie se répand dans les rues comme une traînée de poudre.
Ce que la presse ignore, c’est que ces trois événements sont liés et que les personnages qui en tirent les ficelles iront jusqu’au bout pour arriver à leurs fins…

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Je trouve bizarre que les éditions Pocket n’aient pas fait plus de pub autour de cette prochaine sortie. C’est la première fois qu’un livre est publié suite aux votes des internautes. De plus la caution de Franck Thilliez et Maxime Chattam devrait servir de tremplin ainsi que d’argument commercial. Pocket aurait pu au moins envoyer un mail à tous les participants de la première édition pour les avertir de la prochaine sortie de Turpitudes. Je trouve leur approche marketing assez légère. C’est toujours difficile de lancer un nouvel auteur alors, sans publicité, ni appui, c’est presque du suicide. Gageons que le bouche à oreille fasse son oeuvre. Pour avoir lu les premiers chapitres, ce thriller est vraiment plein de promesses.

Neal Stephenson : Zodiac

mars 3, 2010 - 8:45 6 Comments

Zodiac
Auteur : Neal Stephenson
Traduit de l’américain par Jean-Pierre Pugi
Éditeur : Editions Gallimard – collection Folio SF (6 avril 2006) (401 pages)

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Taylor, un chimiste employé par le groupe d’extrémistes environnementaux (GEE) refile des migraines aux pollueurs de Boston. Son travail est de « terroriser » les usines qui déversent des cochonneries dans le port. Son arme à lui, c’est la mauvaise publicité ou encore la méthode de l’arroseur arrosé. Il n’hésite pas par exemple à boucher les évacuations d’ »eaux usées » avec du ciment pour créer des inondations pollueuses et pestilentielles à l’intérieur de l’usine en question.

Là où ca va se corser c’est le jour ou Sangamon Taylor découvre un grand nombre de PCB dans l’eau du port. Cet eco-guerrier va partir en guerre et va surtout devenir l’homme à abattre. Un peu comme dans un polar, la notion de complot est le fil conducteur de cette histoire.

Zodiac est un livre fort documenté du côté scientifique et technologique avec, ce qui ne gâche rien, une grande part d’humour et de sarcasme. J’ai quand même eu un peu de mal au début à savoir où Stephenson voulait m’emmener (même si rien que pour le narcissisme exacerbé du narrateur Zodiac vaut le détour).

Greenpeace en prend plein pour son grade ainsi que Le duo politico-industriel travaillant main dans la main vers plus de profit. Il est effrayant de voir que plus de 20 ans après sa sortie, les problèmes environnementaux abordés n’ont pas changé.

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Présentation de l’éditeur

Boston est le théâtre d’une affaire pour le moins nauséabonde de crustacés empoisonnés, impliquant pêle-mêle la mafia locale, des adeptes de heavy metal satanistes et tout un tas de produits polluants peu recommandables, psychotropes ou non.
Heureusement, Sangamon Taylor, chimiste de génie au look grunge, écologiste engagé – pensez, il utilise un ordinateur dont les émanations sont un million de fois moins nocives que celles d’un appartement repeint de frais – est sur le coup. C’est à bord de son Zodiac et armé d’un chromatographe à cinq mille dollars qu’il lutte contre la délinquance pétrochimique.
Laissez-vous entraîner par l’auteur du monumental Cryptonomicon dans un thriller écologique rien moins que jubilatoire.

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Présentation de l’auteur

Neal Stephenson est un auteur de science-fiction qui s’est fait connaître dans les années 90 avec le roman Le Samouraï virtuel, dans lequel il s’intéresse aux sujets du virus informatique et de la mythologie sumérienne.

Le roman L’Âge de diamant (1995), se déroule quant à lui dans un univers néo-victorien et steampunk, où les nanotechnologies tiennent une place très importante. Cet ouvrage annonce assez clairement la fin du cyberpunk, et s’éloigne définitivement de la science-fiction traditionnelle. Cryptonomicon par exemple, qui s’inspire l’oeuvre de Georges Perec, met en place un univers très cohérent, qui ne se distingue du nôtre que par quelques « détails ».

De 2003 à 2004, Stephenson publie son « cycle baroque », qui ouvre une réflexion sur la chronologie, tout en mêlant fantastique et aventures Dumasiennes.

Il a reçu des prix très prestigieux pour certaines de ses oeuvres, notamment les Prix Hugo et Arthur C. Clarke.

Hugh Laurie : Tout est sous contrôle

février 21, 2010 - 3:16 8 Comments

Tout est sous contrôle
Auteur : Hugh Laurie
Traduit de l’anglais par Jean-Luc Piningre
Éditeur : Sonatine (29 janvier 2009) (380 pages)
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Thomas Lang, se fait aborder par un inconnu qui lui propose contre une coquette somme d’exécuter Alexander Woolf, PDG de Gaine Parker.  En parfait, gentleman, Lang refuse tout net et parce qu’il sait que le contrat sera profitable à un autre tueur, pousse sa galanterie jusqu’à se rendre chez Woolf pour le prévenir. Là, il tombe nez à nez avec ce qu’il prend pour un autre commendataire du meurtre. Thomas Lang, c’est l’anti-héros parfait. A chaque fois qu’il entreprend quelque chose pour prévenir Woolf, la situation se retourne contre lui.

Un vrai petit roman d’espionnage où se mêlent terrorisme, gros calibres, gros sous et grosses allumeuses (heuuu femmes fatales).

Je viens de refermer le livre et reste assez mitigée. La normande que je suis, ne peux trancher. Ce n’est pas un excellent livre, il n’est pas mauvais non plus.  La première partie de Tout est sous contrôle commence bien : bon rythme, beaucoup d’humour, histoire bien construite et avenante. Pour ce qui est du ton, la référence à Wodehouse est assez réaliste. Mêmes jeux de mots, même pratique de l’humour so-british. La comparaison s’arrête là.

La suite est un bizarre. Comme si, une autre plume avait pris le relais. Ca devient brouillon, confus. On navigue de clichés en clichés et je n’arrive à m’ôter de l’idée  que cette deuxième partie est bâclée.
Je me laisserai quand même tenter par un autre livre, histoire de voir…

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Présentation de l’éditeur

On peut avoir un caractère de chien, un sens de la répartie assassin, mais rester, même malgré soi, un mec bien. Hugh Laurie, formidable interprète du Dr. House, a largement su le prouver sur le petit écran, il récidive avec ce thriller palpitant dont le héros, Thomas Lang est un ancien militaire d’élite qui, hormis sa Kawasaki ZZR1100, n’a pas grand chose à perdre. Aussi, lorsqu’on lui propose 100 000 dollars pour tuer Mr. Woolf, un riche homme d’affaire londonien, Thomas ne se contente pas de refuser poliment, mais pousse l’indécence jusqu’à essayer de prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Une bonne intention ? L’enfer en est pavé. On retrouve dans ce thriller aussi prenant qu’un livre de Robert Ludlum, aussi décapant qu’un épisode de Dr. House, le mauvais esprit salvateur de Hugh Laurie, au service d’une intrigue passionnante et d’un personnage qu’on n’oubliera pas de sitôt.

Frank de Bondt : Le bureau vide

février 16, 2010 - 7:27 5 Comments

Le bureau vide
Auteur : Frank de Bondt
Éditeur : Buchet-Chastel (4 février 2010) (119 pages)
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Avant d’ouvrir le livre, je me suis attardée sur la couverture. On croirait les murs et le sol fait de carton, la lumière vient d’une seule ampoule et au milieu de ce vide trône une chaise à roulettes. Légèrement oppressante, cette couverture dépeint avec excellence l’idée de ce que le lecteur va découvrir.

Marc Deleuze, DRH de 52 ans, a été gentiment invité par sa hiérarchie à se trouver une autre occupation. Façon élégante de l’informer qu’il est à présent libre de tout engagement et pas le bienvenu dans son entreprise.

Marc ne l’entend pas de cette oreille et décide de continuer à se rendre à son travail. Chaque jour qui suit l’annonce de cette séparation, Le bureau de Marc se vide. Petit à petit Son bureau lui est retiré, puis Sa chaise, Son canapé, Ses abonnements aux journaux…jusqu’au moment où un matin Marc constate que Sa porte n’est plus là. Comme je viens de l’apprendre, un Cadre sans porte n’est rien !
Ce dernier acte était sensé l’achever ? Que nenni, il renforce plutôt sa volonté d’aller au bout et se met non sans mal en quête de quoi assoir son postérieur. Personne n’est prêt à lui en céder une chaise facilement. Il finit par en dégoter une, minable, en PVC qu’il s’amusera chaque jour à déplacer (tout en restant dans ce qui fût son bureau). Cette chaise est à ses yeux le symbole de la résistance.
Et ses ex-collègues me demanderez-vous ? ont-ils sortis les banderoles ? menacés de faire grève ? manifestés une sorte de solidarité envers leur ancien DRH ?

Et bien non ! La Direction les a invités à ignorer les agissements de cet « emmerdeur », ce qu’il font sans trop se forcer. Ils sont passifs, gênés de devoir lâcher un « Bonjour » timide quand ils ne peuvent faire autrement. Seule la serveuse de la cantine philosophe avec lui de temps en temps le midi.

L’auteur pousse la situation à l’extrême jusqu’à friser parfois l’absurde. Je me suis demandé ce qu’il cherchait à me démontrer, où il voulait m’emmener. Voulait-il dénoncer les méthodes de management et gestion du personnel absurdes ? les débarquements systématiques des quinquas pour les remplacer par des jeunes loups aux dents longues ? Ou tout simplement pousser à l’extrême un comportement puéril ?
Je pense que ce pamphlet aurait eu plus de sens et de poids si l’auteur s’était contenté de rester au plus près du réel. J’ai du mal à croire que de concert, tout ses collègues se soient mis à  lui tourner le dos, qu’il ait encore accès à l’entrée de l’immeuble ou à la cantine, qu’aucun vigile ne soit venu le déloger ou encore qu’il n’y ait eu aucun échange musclé avec la direction ou même certains membres de cette société.

Merci aux éditions Buchet Chastel de m’avoir confié un exemplaire de « Le bureau vide » et à Babelio d’avoir organisé cette nouvelle opération « Masse Critique » avec brio.

A suivre les avis de esmeraldae et Daniel Fattore

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Présentation de l’éditeur

 » Ils ne m’auront pas. C’est la fusion qui a tout chamboulé. Numéro Un a rapidement mis les choses au point, comme il disait. Une nuit, on a déposé ma porte. En arrivant le matin, j’ai eu un moment d’hésitation avant de pénétrer dans mon bureau. Bien qu’il ait été démeublé, je continue de m’y rendre chaque jour. Assis à califourchon sur la chaise que j’ai dégotée dans un débarras, je les observe avec délectation. La résistance est un exercice subtil de composition qui exige une attention permanente « . Le Bureau vide est un récit impitoyable, drôle et subversif.

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Présentation de l’auteur

Né à Bruxelles, Frank De Bondt vit à Paris. Le Bureau vide est son troisième roman.

Livres Voyageurs

février 13, 2010 - 1:52 5 Comments

Un petit mot rapide pour vous informer l’ouverture de la page : Livres voyageurs (onglet de droite ou clic)

Un livre c’est fait pour être lu et pour être partagé. Sur cette page, je vais tenter de faire voyager les miens. Vous y trouverez une liste de livres à votre disposition.
Ils sont prêts  à prendre leur envol et n’attendent plus que vous pour rejoindre votre bibliothèque.

Enjoy !

Claude Bathany : Country Blues

février 12, 2010 - 4:17 2 Comments

Country Blues
Auteur : Claude Bathany
Éditeur : Editions Métailié (21 janvier 2010) (181 pages)
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Il fait très très sombre dans cette vieille ferme où vit une famille pour le moins atypique. La mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer, multiplie les bêtises, se colle du ruban tue-mouches dans les cheveux, joue à 4 pattes avec les chiens ou passe des heures devant la télévision…éteinte. D’ailleurs ce sont souvent ces derniers qui la garde. Ils y a aussi les enfants. Quatre adultes paumés et tous plus ou moins tordus, sadiques et égocentriques. L’arrivée d’une jeune fille, Flora, va encore plus chambouler la vie de cette « famille » et faire remonter à la surface de vieux démons.

Tout ce petit monde devient narrateur à tour de rôle. A chaque page que l’on tourne, on en apprend un peu plus sur la noirceur qui les habite et qui parfois les ronge ainsi que sur leurs vils sentiments.
La quatrième de couverture laissait augurer une lecture alléchante. Je m’attendais à de l’humour noir accompagnée d’une écriture tranchante. J’ai plutôt grincé les dents, embourbée dans ce roman très glauque, je me suis sentie oppressée. Phénomène assez rare pour le souligner, je n’ai lu que la moitié et laissé tomber Country Blues en poussant un gros soupir de soulagement. Suis-je passée à côté de l’essentiel ? ce n’est pas impossible en lisant d’autres chroniques sur le net. Je vous invite d’ailleurs à poursuivre avec celles d’Hannibal le lecteur et celle de Yv. Tout deux ont beaucoup aimé Country Blues.

Merci à ulike.net d’avoir organisé cette nouvelle opération et aux éditions Métaillié de m’avoir permis de connaître cet auteur. Même si l’histoire a été à mes yeux trop insupportable, j’ai énormément apprécié la plume de Claude Bathany.
Comme je n’ai pas fini cette lecture, il est logique que j’en fasse un livre voyageur. J’ai demandé à Ulike de le proposer à d’autres blogueurs. Si vous n’êtes pas encore inscrits chez eux, profitez-en !

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Présentation de l’éditeur

Dans une ferme isolée des monts d’Arrée où la musique a longtemps tout imprégné ne survivent plus que les enfants Argol : Dany, play-boy rivé à ses vaches, Cécile, lesbienne passionnée d’armes, Jean-Bruno, boxeur agoraphobe, et Lucas, marionnettiste schizophrène – ainsi que leur mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Arrive Flora, une jeune et mystérieuse zonarde. A travers elle, c’est tout le passé d’une autre famille qui soudain ressurgit, où se trouvent entremêlés les agissements d’un serial killer, la passion malheureuse d’une alcoolique, les déboires conjugaux d’un garagiste et les basses oeuvres d’un ancien flic. Au-dessus d’eux oscille l’ombre d’un chanteur de rock honni de tous. Humour noir, écriture mordante et intrigue au cordeau irriguent ce polar à plusieurs voix dont l’univers grotesque et déjanté nous plonge dans un blues rural dynamitant avec férocité le genre.

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Présentation de l’auteur

Claude Bathany est né en 1962 à Brest, il vit actuellement à Rennes. Il est l’auteur de Last exit to Brest.

William R. Forstchen : Une seconde après

février 10, 2010 - 7:53 4 Comments

Une seconde après
Auteur : William R. Forstchen
Traduit de l’américain par Florence Mantran
Éditeur : Ixelles éditions (14 octobre 2009) (398 pages)

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Les Etats-Unis, sont attaqués à trois reprises par des bombes d’un genre nouveau. L’effet est immédiat sur tout ce qui fonctionne à l’électricité et sans douleur pour l’homme. L’ennemi offre ainsi un voyage dans le temps gratuit avec un aller simple pour le XIXème siècle  !

Dans la petite ville où se déroule l’histoire, personne ne croit que cela va durer longtemps et c’est un peu le carnaval, la fête du village.

Mais les magasins sont bientôt à court de la nourriture fraîche et de médicaments. Le maire doit appliquer la loi martiale, réquisitionner les vivres et faire faire face aux citoyens locaux de plus en plus désespérés, aux réfugiés qui arrivent chaque jour de plus en plus nombreux.
William Forstchen nous met en face de problèmes réels (de ce côté, c’est bien plus efficace que dans Ravages de Barjavel). On croise des cancéreux, des diabétiques qui n’ont plus accès à leur traitement, à l’émergence de sectes dangereuses, à la faim qui pousse à manger son animal de compagnie, voire pour certain au cannibalisme et à la lutte incessante contre les bandes adverses qui voudraient faire main basse sur le peu de vivres qu’il vous reste.

Je suis vraiment très partagée sur ce livre.
Point négatif, qui a son importance, Une Seconde après est un roman extrêmement romancé…à la limite de la série B, les ficelles sont énormes et l’auteur suit de très près la trame des romans et téléfilms à succès. Cela dit, il m’arrive parfois de faire un bon « coma canapé » devant un téléfilm du type « l’avalanche extrême », « le tremblement de terre du siècle » ;-)

Côté style, ce n’est pas de la grande littérature. L’auteur s’exprime comme il parle. Il y a pas mal de phrases mal foutues.

Point positif, qui a également son importance, William Forstchen examine l’effet d’une attaque IEM sur les U.S.A. c’est une piste nouvelle pour moi, grande amatrice de romans post-apocalyptique. Il s’appuie sur plusieurs rapports remis au gouvernement et sait que c’est le point faible des Etats-Unis.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, l’impulsion électromagnétique (IEM) ruine la plupart des gadgets électriques :
. les ordinateurs ou encore quoi que ce soit de contrôlé par eux,
. le stockage de données,
. les véhicules modernes et les avions,
. les générateurs électriques,
. l’approvisionnement en eau,
. l’équipement médical,
. les téléphones, les radios …

enfin bref, la liste serait trop longue à établir ici mais si cela arrivait un jour, nous serions vous et moi dans la panade. A la fin du livre, on se rend compte que plus une société dépend de ces systèmes électroniques de plus en plus sophistiqués, plus elle est vulnérable et l’on ne peut s’empêcher de se demander : « Mais que ferais-je dans une telle situation ? »

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Présentation de l’éditeur

Ce qu’il y a de terrifiant dans cette histoire, c’est qu’elle pourrait réellement arriver ! Black Mountain, Caroline du Nord. John Matherson, ancien colonel de l’armée américaine et professeur d’histoire au collège de Montreat, s’apprête à fêter l’anniversaire de sa plus jeune fille. Quand survient une panne de courant. Les appareils électriques s’éteignent, la musique s’arrête… Plus étrange, les téléphones portables ne fonctionnent plus; même les voitures sur l’autoroute toute proche stoppent brusquement. John Matherson pense tout d’abord aux effets d’une forte tempête solaire déclenchant un gigantesque court-circuit. Mais les jours passent et la population de Black Mountain doit se rendre à l’évidence: quelque chose de bien pire s’est produit. Ce roman raconte comment une explosion nucléaire à haute altitude au-dessus des Etats-Unis provoque la destruction des systèmes électriques et électroniques, l’arrêt de tous les moyens de transmission et de transport. Le pays, paralysé, s’enfonce dans le chaos, la violence et la famine. La petite communauté de Black Mountain parviendra-t-elle à survivre au black-out ? Saura-t-elle résister aux hordes de réfugiés affamés ?

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Présentation de l’auteur

William R. Forstchen est professeur d’histoire à l’université de Montreat en Caroline du Nord. Expert en histoire militaire et en histoire des technologies – il est l’auteur de nombreux articles et nouvelles dans ces domaines -, il a publié plus d’une quarantaine d’ouvrages dont plusieurs best-sellers.

2ème roman post-apocalyptique lu dans le cadre du défi SF 2010