Manel Loureiro : Apocalypse Z (Tome 1 : Le début de la fin)

Apocalypse Z Manel LoureiroApocalypse Z  (Tome 1 : Le début de la fin)

Manel Loureiro

Editeur : PANINI COMICS – coll Eclipse (15 janvier 2014) (480 pages)

Genre : Zombies / Post-apocalyptique / morts-vivants

Quelqu’un a ouvert les portes de l’enfer, et les flammes nous lèchent déjà les pieds

Suite au décès de sa femme, un avocat espagnol ouvre un blog pour, pense-t-il, mettre des mots sur sa douleur.
Seulement dès le 1er post, l’article s’oriente non pas sur la perte de sa femme, mais sur la situation en Russie qui dans un premier temps ferme les frontières du Dagastan, puis plus tard celles de toutes la Russie.
Aucune info sur la situation réelle ne filtre à part quelques blogs européens qui tiennent le coup avant que l’état ne les supprime.

Les infos contradictoires se multiplient (batailles aux frontières russes, troupes tchétchènes qui se seraient emparés d’armes nucléaires, ou encore des rebelles qui auraient attaqué un laboratoire de recherche biologique et libéré une substance hautement pathogène).

On rapporte de nouveaux cas d’infections dans plusieurs camps de réfugiés des républiques voisines. La version officielle prétend qu’il s’agit d’une souche particulièrement dangereuse du virus du Nil occidental, mais certains médias parlent du virus Ébola. Si c’est ça, les Russes sont dans une merde noire. L’armée a expulsé de leurs maisons des gens apparemment en bonne santé, simplement parce qu’ils vivaient au contact des malades. Le problème est que personne ne semble avoir prévu de camps pour ces réfugiés, et qu’ils se sont dispersés aux quatre vents.
Pour corser l’affaire, beaucoup de Daghestanais ont fui vers l’Iran, en traversant la mer Caspienne sur des embarcations de fortune. L’épidémie risque donc de se propager au Moyen-Orient.

Puis c’est la piste du virus Ebola qui semble sortir du lot.
Les frontières se ferment, mais rien n’empêche les flux migratoires et la pandémie semble inévitable. A la télé, le roi annonce que l’Espagne pourrait être touchée d’ici quelques jours.

La panique règne et pour protéger sa population, l’Espagne organise une évacuation forcée, vers des zones protégées.
Pour l’avocat, il est hors de question de laisser Lucullus son chat tout seul et se barricade chez lui.
Les jours passent, Le pays est contaminé et l’homme découvre avec horreur le monde des morts-vivants.
Est-il le dernier humain sur Terre ? Le seul moyen de le savoir est de se préparer à prendre son bateau avec sa combinaison de plongée et son chat.

Le récit est haletant ! Le ton à la 1ère personne allié à des phrases courtes accompagnant le récit quotidien de cet homme, fait bien ressentir l’urgence, la lutte pour la survie, la peur de l’autre. Cet avocat est un homme ordinaire qui va devoir apprendre sur le tas la survie en monde hostile. Il est plus facile de s’identifier à ce type de personnage qu’à un type du FBI ou de l’armée. L’analyse de la situation est fine voire réaliste. En trois mots : Ça sonne juste… (même si l’on sait que les zombies n’existent pas, nous sommes bien d’accord).

Un premier tome profondément humaniste. Heureuse d’avoir débuté ce challenge avec ce livre.

zombies challenge1er livre chroniqué dans le cadre du Zombies Challenge chez Cornwall

 


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Blogueuse, lectrice équipée d'un reader depuis plusieurs années. Grande fan de Science Fiction, de thriller, Valérie ne passe pas une journée sans ouvrir un livre. Et quand elle ne lit pas, ce qui est vraiment rare, Valérie adore aller au cinéma (voir des films SF), regarder des séries (principalement SF)...elle travaille aussi mais ça, c'est une autre histoire...

8 Comments on this post

  1. C’est vrai que le traitement fait par l’auteur le rend terriblement réaliste. D’autant qu’il a une putain de reconnaissance avec la situation actuelle, ça ferai presque flipper

    Cornwall / Répondre
    • Oui quand pour une fois on ne ramène pas tout aux US. Entendre le héros parler de se réfugier aux îles canaries alors que j’y étais l’année dernière m’a donné une piste à suivre en cas d’invasion. Il me reste juste à apprendre à naviguer 🙂

  2. Intéressant, d’autant qu’effectivement l’actualité donne une toute autre tonalité au roman (toutes proportions gardées bien sûr).

    Lorhkan / Répondre
    • Ah pour ça c’est terrible ! On devrait prendre d’ailleurs Cornwall aux commandes des mesures à prendre en cas de propagation du virus ebola.

      Val / (in reply to Lorhkan) Répondre

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