Stéphane Desienne : Toxic saison 1

Toxic saison 1 Stephane desienneToxic (saison 1)

Stéphane Desienne

Editeur : Walrus (9 février 2014) (751 pages)

Genre : Science-Fiction / Zombies / Post-apocalyptique / Morts-vivants

 

Le prince marchand caressa une antenne :

— La créature est impropre à la consommation ?

Le reptilien le confirma :

— Le virus imprègne les tissus humains au point qu’il devient impossible de les traiter en vue de la commercialisation.

— Combien d’unités sont-elles avariées ?

Naakrit se détourna de l’affichage flottant. La vérité s’imposait. Dissimuler une information vitale au Combinat constituait un moyen certain de finir son existence dans d’affreuses conditions.

— Sept milliards et demi.

Le prince absorba l’annonce sans se démonter.

— Vous ne pouvez pas les vendre comme esclaves.

— Hélas non. Ils n’obéissent qu’à un unique stimulus.

 

Sa griffe toucha une bulle commande. Une ouverture se dessina et un quadrupède à fourrure s’aventura à l’intérieur. Avant la fermeture de la trappe, l’humain se précipita et Naakrit coupa le son au moment où la chèvre se mit à bêler. L’envoyé spécial observa le spectacle sans réagir. Lorsque l’animal cessa de tressaillir, il déclara en avoir assez vu.

Ils quittèrent la cale et sur la plate-forme, il inclina l’une de ses antennes :

— Il reste des produits sains, n’est-ce pas ? stridula-t-il.

— Quelques millions, leur nombre tend à diminuer. Ils se dispersent ce qui complique leur localisation. En conséquence, le taux de capture s’effondre ce qui explique au final, la chute des quotas de livraison…

— Comment s’appelle cette fameuse troisième planète ?

— Elle ne porte pas de nom. Nous l’avons référencée sous un matricule, mais les locaux utilisent le vocable de Terre.

Rien de mieux que de commencer par un extrait pour vous mettre dans l’ambiance. Car Stephan Desienne a trouvé bien plus sympa de nous plonger dans un monde où l’humanité est menacée par les zombies, mais également par des extra-terrestres amateurs de bonne chair !!

Nos dix doigts, parait-il, ont un succès fou sur les autres planètes !

Vous imaginez la grosse galère : non seulement l’homme est frappé par une maladie qui le transforme en zombie, mais en plus, il est élevé en batterie pour être dégusté, voire pour les plus mauvais d’entre eux, vendus en tant qu’esclaves.  Bref, il est réduit au statut de poussin élevé en batterie. Le côté Race Humaine = Race supérieure en prend pour son grade 😉

La zombie addict que je suis, sait déjà qu’il va très vite se poser un problème de ravitaillement pour les extraterrestres, qu’il y aura donc très vite sur Terre de moins en moins de nourriture saine.
Il faut donc que Naakrit le reptilien, pourvoyeur professionnel, retourne sur Terre faire un nouveau prélèvement de produits frais et sains (là on parle d’humains). Quant à l’acheteur, méfiant, il ordonne à Naakrit de se faire accompagner par Jave (de race semi-végétale) qui sera là en tant qu’observateur.

Vous l’aurez donc compris, sur Terre, c’est vraiment la fin du monde. Pourchassés par les zombies et les extra-terrestres, l’humanité est vraiment dans de beaux draps….
Il reste encore quelques groupes de survivants dont Elaine, Hector et bien d’autres qui essayent d’échapper à l’humain malades et aux drones des aliens qui les traquent sans repos.
Ils sont sur le bateau d’Hector…contre son gré d’ailleurs, car il préfèrerait plutôt rentrer chez lui. Mais ils forment un groupe :

— Alors, nous formons un groupe ? Une infirmière, un Marine, un jeune blanc-bec, un autiste et une toxico du show-biz.

— Il nous manque un avocat et un prêtre pour former une communauté.

La plaisanterie étira les traits marqués du colonel.

Elaine, infirmière, prend soin de Dew, un jeune asiatique, qui ne parle pas, vit dans son monde un peu comme un autiste. Ce groupe, complètement hétéroclite, dédié à la survie est plus solide qu’on le pense au premier abord.

Autant dire que l’écrivain a cherché à complexifier au maximum la problématique zombie en y ajoutant une invasion d’Alien amateurs de chair fraîche. Et pour le coup, c’est très intelligent de sa part, car ce virus dont on parle tant dans les autres livres de zombies a une origine bien plus “réaliste” ici 🙂

Le côté humain, est extrêmement bien analysé. Psychologiquement, cela colle parfaitement à ce que l’on pourrait vivre. Le pire, comme le meilleur. J’ai adoré ! Vite !!! la suite 🙂

 

zombies challengeToxic saison 1 L’Intégrale a été lu dans le cadre de la saison 2 du Zombies Challenge chez Cornwall


Logo-DecitreEnvie de le lire ? Vous le trouverez chez ces différents partenaires…


About Val

View all Posts

Blogueuse, lectrice équipée d'un reader depuis plusieurs années. Grande fan de Science Fiction, de thriller, Valérie ne passe pas une journée sans ouvrir un livre. Et quand elle ne lit pas, ce qui est vraiment rare, Valérie adore aller au cinéma (voir des films SF), regarder des séries (principalement SF)...elle travaille aussi mais ça, c'est une autre histoire...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

deux × quatre =