John Hart : Le Roi des mensonges

Le Roi des mensonges

John Hart

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Philippe Rouard

Sélection du Prix des lecteurs du Livre de Poche 2009 : mai

Enfin un livre de la sélection qui ressemble un peu plus à un polar !
Le Roi des mensonges se lit vite et facilement. Un bon petit polar sans prétention pour l’été.

Work, le héros, fait le même boulot que son père mais sans grande conviction. Il a une femme froide et distante, une sœur qui le rejette et un père qui a disparu depuis de nombreux mois. Bref, Work n’est pas le plus heureux des hommes.
Son père refait un jour surface, mais à l’état de cadavre et Work est devient le suspect n° 1. Tout l’accuse et ce n’est pas son comportement lors de la découverte du corps, qui va l’aider à prouver son innocence. Lui, n’en a cure car il est persuadé que c’est sa sœur, Jean, qui a appuyé sur la détente. Sa sœur si fragile, ne pourrait survivre en prison alors Work décide de ne rien entreprendre pour détourner les soupçons de la police à son encontre.

Work pourrait être n’importe lequel d’entre nous c’est pourquoi je me suis si facilement identifiée à lui. Il est gentil, naïf et généreux.

Même si l’histoire est un peu longue à démarrer, j’ai aimé la simplicité des mots employés, la justesse du ton et la fluidité des phrases.
Cette façon bien particulière qu’a John Hart de tisser les fils de ses personnages, fait que le lecteur se perd en conjectures. J’ai cru mettre la main sur le coupable plusieurs fois mais John Hart nous tient sur la distance et nous propose d’autres pistes pour nous perdre à nouveau.

Poursuivre cette chronique avec les avis de Chris et d’Emeraude

 


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Présentation de l’éditeur
Je jetai un coup d’œil au groupe de policiers. Ils étaient là pour me voir, moi, un avocat de la défense, face à un meurtre qui ne serait pas pour moi une simple affaire criminelle, car la victime, cette fois, était ma propre chair, mon propre sang.

Je savais ce qu’ils attendaient, et je baissai de nouveau les yeux sur ces ossements pâles. Mais rien dans mon regard ni mon corps ne me trahit, ce dont je me félicitai.
Parce que ce que j’éprouvais, en vérité, c’était le retour d’une longue et patiente rage et la ferme conviction que c’était dans la mort que mon père me paraissait le plus humain.

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Présentation de l’auteur
John Hart est né en 1965 en Caroline du Nord. Après des études de droit, il a travaillé comme banquier et avocat, expérience qui a nourri son travail d’écriture. Son premier roman, Le roi des mensonges, a connu un succès immédiat aux États-Unis, et a été traduit dans plus de 16 pays.

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Blogueuse, lectrice équipée d'un reader depuis plusieurs années. Grande fan de Science Fiction, de thriller, Valérie ne passe pas une journée sans ouvrir un livre. Et quand elle ne lit pas, ce qui est vraiment rare, Valérie adore aller au cinéma (voir des films SF), regarder des séries (principalement SF)...elle travaille aussi mais ça, c'est une autre histoire...

0 Comments on this post

  1. C’est tentant! je vais le noter (vu qu’il t’a plu, je te fais confiance).

    Edelwe / Répondre
  2. Je suppose que Work se fait suspect pour attirer l’amour de sa soeur. Mais comme elle n’est pas la coupable, cela ne fonctionne pas. D’où une amertume supplémentaire. Classique ?

    Pierre / Répondre
  3. Merci Edelwe 🙂 … c’est un bon petit polar sans prétention parfait pour l’été.

    Tu y es presque Pierre. Work fait tout pour sauver sa soeur et par là même obtenir son amour, mais aucune amertume chez lui.

    Val / Répondre

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